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LES 5 PLUS BELLES ILES SAUVAGES DU MONDE

J’en ai vu passer des classements sur les îles sauvages dont certains ont le toupet de proposer Madère et Lanzarote. L’article du jour ose vous présenter 5 îles dont vous n’avez sûrement jamais entendu parler. D’ailleurs, 3 d’entre elles ne sont pas du tout habitées. Préparez vous à être dépaysé.

 

5. CANNA (ECOSSE)

16 habitants. De quoi ne pas trop entacher la nature sauvage de cette île. L’île de Canna fait partie des Small isles, un endroit magique où on peut observer sur les falaises macareux et guillemots. Mais surtout, sur le chemin du retour, nous avons eu la chance d’avoir comme compagnons de route une centaine de dauphins. Arrivés sur l’île, on se sent accueilli par les quelques habitants et vous pouvez vous arrêter pour manger une souplette ou un sandwich. Toutefois, un scandale a eu lieu en 2015 : un vol de barres chocolatées, le premier vol depuis … 1960. Pour se rendre à Canna à la journée, prenez le Bella Jane au départ d’Elgol. Je pense qu’il y a des possibilités de loger sur l’île.

4. RATHLIN ISLAND (IRLANDE DU NORD)

De l’autre côté de la Causeway Coast, loin du tumulte des touristes chassant les lieux de tournage de Game of thrones, Rathlin island est un havre de paix bienvenu. Les habitants ne sont plus que 160 sur un seul côté de l’île. Ici, il n’y a presque rien à faire à part profiter pleinement du cadre sauvage de l’île. Et c’est déjà beaucoup. Les amoureux de la nature seront ravis. Si les lièvres se font discrets, vous aurez plus de chances de voir des phoques se prélasser sur des rochers. Ne manquez surtout pas la navette qui vous emmène jusqu’au phare à l’ouest de l’île qui est un centre d’observation d’oiseaux géré par des volontaires passant 2 semaines sur l’île à tour de rôle. Demandez leur conseil car ils sauront vous indiquer sur les falaises où voir des macareux, des guillemots, des fulmars … Les bébés sont trop chou.

3. SAINT KILDA (ECOSSE)

L’île du bout de l’Europe. En effet, c’est le point le plus occidental du continent. Pour rejoindre cette île inscrite à l’UNESCO, il vous faudra un peu plus 4 heures de trajet et débourser quelques 200 euros pour la journée, à moins que vous ne souhaitiez camper ici. L’île était habitée. Mais en 1930, face à la rudesse du milieu, l’exode des jeunes et la tentation du continent, les derniers autochtones la quittèrent. Ce minuscule archipel conserve des vestiges humains cependant. C’est particulièrement le cas des cleits, ces structures en pierre sèche servant d’espace de stockage pour les oiseaux qu’on venait de chasser. Et des oiseaux, il y en a. C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle il faut venir à Saint Kilda. Le meilleur moment, c’est lorsqu’on quitte l’île d’Hirta et qu’on s’approche des îlots où se reproduisent les oiseaux, en particulier les fous de Bassan. Avec les macareux, les cormorans, les fulmars ou encore les guillemots, ils sont en été un million à tournoyer dans le ciel et se nicher dans les falaises. Difficile de voir une faune ornithologique plus impressionnante dans le monde. Réservez au moins 6 mois à l’avance pour espérer obtenir une place. Sea Harris est une bonne compagnie.

2. CUMBERLAND ISLAND (ETATS-UNIS)

Peu de touristes connaissent les beautés cachées de la côte de Géorgie. Et c’est tant mieux. Le littoral de cet Etat du Deep South abrite les Golden Islands. Parmi elles figure l’île de Cumberland et c’’est à vélo qu’il est préférable de la parcourir. Vous pouvez aussi choisir d’y camper une nuit. Les paysages se succèdent et ne se ressemblent pas sur une île au fond pas si grande. Les chênes verts de mousse espagnole bordent la forêt. Derrière eux, les tatous s’y cachent.. Les marais attirent beaucoup d’oiseaux qui viennent y pêcher mais également des alligators. Enfin, les plages de sable fin ne seront rien qu’à vous le temps d’une journée. Jonchées de bois flotté, vous tomberez sûrement sur un cheval sauvage.  A découvrir de toute urgence.

1. SKELLIG MICHAEL (REPUBLIQUE D’IRLANDE)

On peut dire que Star Wars a eu du nez en choisissant l’île de Skellig Michael pour y planquer Luc Skywalker dans ses deux derniers opus. Pourtant, depuis 2017, n’imaginez une queue de touristes tentant de grimper les marches de l’île. Inscrite elle aussi au patrimoine de l’UNESCO, le site continue toujours d’imposer quotidiennement un nombre limité de visiteurs. Ce qu’a changé Star Wars en revanche : le prix. De 35 euros avant le tournage, il vous faut aujourd’hui en sortir le double de votre portefeuille. En plus de cela, le temps est souvent capricieux et des traversées sont annulées régulièrement. Mais passées toutes ces épreuves, c’est une vive émotion qui s’empare de nous quand on débarque. Les macareux volent de loin la vedette aux Jedis. Au sommet, vous visiterez les cellules des moines qui vivaient ici et se nourrissaient de ces oiseaux tellement mignons. Un conseil : réservez ici en janvier dès l’ouverture que vous partiez en avril ou en été. Promis, vous ne le regretterez pas.

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