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EFFLEURER LE TRIANGLE CULTUREL SRI LANKAIS

Le Sri Lanka n’a rien à envier au Cambodge, à l’Indonésie ou à la Birmanie en terme de sites archéologiques. Kandy, Polonnaruwa et Anuradhapura sont 3 sites cinghalais qui forment ce qu’on appelle le Triangle culturel. Un triangle dont nous n’avons visité que l’extrémité sud, à savoir Kandy dont nous vous parlions dans l’article précédent. Pourtant dans ce triangle, deux autres beautés se sont blotties et sont assez facilement accessibles au nord de Kandy en une journée d’excursion. Leur nom : Dambulla et Sigiriya. Toutes les deux sont bien sûr inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

DAMBULLA : DES GROTTES ET DES MILLIERS DE BOUDDHAS

Première chose à savoir quand on se rend à Dambulla et dans les autres sites du Triangle culturel: l’activité religieuse y est encore intense. Il vaut donc mieux respecter les différentes coutumes. Une tenue décente est la bienvenue, votre jean troué et votre mini jupe non. On évite de se prendre en photo devant les statues de Bouddha. En effet, lui tourner le dos est un manque de respect. Et bien sûr, on retire ses tongs et ses santiags à l’entrée des temples. Passées ces formalités, on peut profiter pleinement de ce site merveilleux après 20 minutes d’ascension.

 

C’est 5 grottes renfermant des dizaines, voire centaines de statues de bouddhas peintes ou recouvertes de feuilles d’or que vous aurez la chance de pouvoir admirer. Au Sri Lanka, on n’a pas peur d’ajouter de nouvelles œuvres aux anciennes. C’est une des raisons pour lesquelles les statues sont ici si nombreuses. Chaque roi, chaque période a voulu y apporter sa touche. Leur aspect actuel date du XVIIIe siècle.

En pénétrant dans ces temples troglodytes, on est happé par la majesté des sculptures, en particulier les bouddhas géants couchés dont l’un fait 15 mètres de long. Bouddha est d’ailleurs représenté dans de multiples positions qu’il vous faudra décoder en étant attentif aux mains. Parfois en méditation, d’autre fois en train d’argumenter ou d’apaiser les querelles. C’est assez compliqué pour un européen de tout déchiffrer tant cette culture merveilleuse est éloignée de la nôtre. Dans la grotte numéro 2, les peintures au plafond sont saisissantes même si encore une fois, je n’ai pas compris grand-chose.

En redescendant, n’hésitez pas à prendre des photos des superbes panoramas sur la campagne. Si vous avez un chauffeur, demandez-lui de vous déposer quelques minutes devant le Buddhist museum. Ils viennent d’y ériger un Bouddha géant tout en or. C’est ce qui est fou au Sri Lanka, ce respect des traditions. Ici, l’art apparaît comme intemporel.

 

SIGIRIYA : UN PALAIS DANS LES CIEUX

           Sigirya est le site patrimonial qui m’en a mis plein la vue durant mon séjour sur l’île. Le « Rocher du lion » surgit de la jungle. Une inscription en lettres d’or sur votre to do list s’impose.

Les hauteurs vertigineuses du rocher n’expliquent pas à elles seules son succès. Il abrite à son sommet les ruines d’un palais. Vous risquez de ne pas toujours apprécier la montée. Il faudra apprendre à zigzager entre les touristes, les moines qui adorent se prendre en selfie et éviter les singes chapardeurs. L’un d’eux n’a eu aucun mal à ouvrir mon sac à dos. Seulement, arrivés aux pattes de lion, les escaliers s’avèrent plus ardus à grimper et peu de touristes s’aventurent au-delà. C’est bien dommage pour eux et bienheureux pour nous car au sommet, le palais semble flotter dans les airs. D’autant que vous aurez un panorama des plus époustouflants en particulier sur le rocher du Pidurangala. Se promener entre les ruines et les plans d’eau devient alors un luxe.

L’histoire ou la légende, ou un peu des deux, nous dit que ce palais aurait été fondé par le roi Kaysapa au Ve siècle. Il aurait renversé et tué son père car étant le fils d’une de ses concubines, il n’avait aucune chance de lui succéder. Le traître chercha alors à bâtir une citadelle imprenable et jeta son dévolu sur Sigirya. Il finit par se suicider après qu’il perdit une bataille face à son beau-frère. Le palais fut aussitôt abandonné.

En plus du palais, vous aurez l’occasion de pouvoir vous arrêter quelques minutes à mi-chemin. Un escalier en colimaçon vous mène alors vers des fresques très raffinées représentant des asparas (des nymphes célestes). Ne soyez pas trop prudes, vous verrez un sein. En tout cas, elles étaient le symbole d’un paradis sur Terre. Kaysapa lui,  se prenait pour un dieu mais allait vite apprendre qu’il était mortel.

 

Informations pratiques sur Sigiriya et Dambulla: 

Comment s’y rendre? Il y a des bus au départ de Kandy. C’est toutefois complexe. Sachez qu’il faut absolument s’arrêter à Dambulla pour prendre un autre bus vers Sigiriya. Les hôtels de Kandy peuvent vite vous trouver une voiture avec chauffeurs pour la journée. Ce fut notre option mais c’est environ 100 euros.

MON AVIS SUR DAMBULLA ET SIGIRIYA

Si notre arrivée au Sri Lanka était un peu décevante, Dambulla et Sigiriya nous ont vite rassurés. La balade à la journée en voiture nous a permis aussi de visiter des temples hindous et des jardins aux épices nous montrant la fabrication d’un curry. Dambulla est un site admirable. Sigiriya n’a aucun équivalent à travers le monde. Je regrette d’ailleurs de ne pas y être resté 2 jours. Si Dambulla mérite 2 heures, Sigiriya peut prendre une journée complète. La prochaine fois, on aimerait aller au musée et surtout au rocher du Pidurangala en face pour profiter d’un superbe lever de soleil sur le rocher. Et bien sûr, on aimerait pousser notre excursion sur les deux autres sites du triangle culturel. Il fallait malheureusement faire des choix.

 

D’autres articles vous attendent sur notre périple au Sri Lanka:

⇒ Le Sri Lanka en train, mode d’emploi

=> Kandy

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