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AU PAYS DE KANDY, CENTRE SPIRITUEL DU SRI LANKA

Bienvenue au cœur spirituel du Sri Lanka. A Kandy, première étape de mon voyage dans ce pays d’Asie du Sud-est, j’ai retrouvé la cacophonie que j’aime tant dans cette région du monde. Je reste fasciné par les tuk tuks tentant de se frayer un chemin entre les voitures, les scooters, les camions à coups de klaxon sans aucune modération. Pour ceux qui veulent prolonger le plaisir, sachez que les alentours vous réservent aussi de belles surprises.

 

LE HAUT LIEU DE LA SPIRITUALITE SRI LANKAISE

Kandy, c’est d’abord une ville nichée dans une vallée. En son centre, un lac artificiel où vous aurez peut-être la chance de voir des pélicans et des iguanes. Malheureusement, le bruit incessant des moteurs alentours rend le lieu peu propice à la flânerie. Cependant, une promenade plus protégée est en cours d’aménagement.

Mais c’est bien le Temple de la Dent qui retient l’attention des Sri Lankais et des touristes. Pour cette raison, Kandy est classée au patrimoine de l’UNESCO. Comme son nom l’indique, il renferme l’une des dents de Bouddha dont l’histoire vous est expliquée dans l’un des nombreux musées annexes mais sans grand intérêt.

Dans l’un d’eux, vous verrez même un éléphant empaillé, Rajah, celui qui avait l’honneur pendant longtemps de porter la relique sur son dos lors de l’Esala Perahera. Cette fête est la plus importante du pays et dure 10 jours en août. Autant dire qu’il faut réserver bien à l’avance si vous voulez y assister. Cette fête est extrêmement populaire. Des Sri Lankais venus des 4 points du pays se rassemblent en masse à Kandy à cette occasion. Vous y verrez des éléphants drapés de la trompe aux pattes mais les associations de défense des animaux critiquent cet événement qui ne leur serait absolument pas bénéfique. Dans un autre musée, on se souvient avec tristesse de l’attentat qui a touché le site en 1998 en pleine guerre civile.

En dehors du temple de la Dent, nous n’avons pas perçu beaucoup d’intérêt à Kandy. Je peux même dire que je lui ai trouvé assez peu de charme. Certes, il y a quelques bâtiments de style colonial, mais assez mal entretenus. De plus, à Kandy, j’ai vraiment eu la sensation que touriste rimait ici avec pigeon. Les chauffeurs de tuk tuk tentaient toujours de nous emmener dans des endroits où nous ne souhaitions pas aller. On le savait avant d’arriver mais sur place, c’est parfois très lassant.

Autre expérience qui nous a déçus : les spectacles de danse. Nous avons assisté à un spectacle au Kandy Lake club (je ne pense pas qu’il soit meilleur ou plus mauvais que les autres). Vous êtes assis dans une grande salle sur des chaises inconfortables et vous regardez du folklore pendant 1h30. Je ne fus pas si étonné que ça mais j’avoue que les spectacles auxquels j’avais assisté au Cambodge m’ont beaucoup plus touché et il y avait un réel projet derrière. A faire donc seulement si vous vous ennuyez à Kandy (ce qui risque de vous arriver si vous y restez longtemps).

 

LES ENVIRONS DE KANDY : TROIS PETITS COCHONS ET UN JARDIN

         Les environs nous ont laissé un bien meilleur souvenir. A commencer par 3 temples que les guides de voyage aiment appeler les trois petits cochons. Pourquoi ? Parce que l’un de ses temples est en bois, l’autre en briques et le dernier en pierre.

Nous avons débuté notre tour bouddhique par le temple de Galadeniya.  En s’y promenant nous avons eu de belles surprises. La première fut de tomber nez à nez avec un Bouddha doré assez impressionnant (à ce stade, nous ne savions pas qu’il y en aurait d’autres encore plus fabuleux). L’autre belle surprise fut humaine avec le gardien du temple qui dessine de délicates gouaches en guise de carte postale et qui a même imaginé à quoi pouvait bien ressembler la tête du lion de Sigirya.

Deuxième étape dans ce road trip religieux : le temple de Lankatilake. En réalité, nous n’avons pas vu grand-chose du bâtiment car c’était le temps de la prière. Mais ce à quoi nous avons assisté fut mémorable. Des hordes de Sri Lankais habillés en blanc apportaient des offrandes à Bouddha. Puis, nous nous sommes glissés en catimini dans le temple pour assister à la prière et ressentir la dévotion des gens. Nous n’avons pas souhaité prendre de photo car certains moments méritent un minimum de respect. Lors de notre passage, les tambours nous accompagnaient. Nous étions en effet tombés en pleine puja, moment des offrandes. Pour y assister, arrivez vers 11h00. N’oubliez pas non plus de vous retourner sur le splendide paysage de rizières depuis la salle des tambours.

Enfin, même si le Devale d’Embekka est moins impressionnant, je recommande tout de même sa visite pour ses chapiteaux sculptés. On y voit des lutteurs, des animaux et même des Portugais. C’est toujours intéressant de voir comment les autres nous représentent.

 

Cependant, mon gros coup de cœur fut le jardin botanique de Peradeniya. Certes, j’avais déjà été ébloui par celui de Singapour mais celui-ci n’a vraiment pas à pâlir. Le chauffeur de tuk tuk souhaitant encore m’emmener dans divers lieux inintéressants m’a donné comme consigne de rester 2 heures ici. J’y ai passé la demi-journée et l’ai fait poireauter. Ce que j’ai vu, ce ne sont pas seulement des arbres. J’avais l’impression d’être dans un pays imaginaire tellement il était luxuriant.

Difficile de dire ce que qui m’a le plus intrigué. Les canon balls, fruits d’un arbre qui ressemblent à s’y méprendre à des boulets de canon ? Ou alors les arbres qui ondulent semblant sortir tout droit d’un film Disney ? Peut-être les roseaux géants de 30 mètres ? Impossible de répondre à cette question.

Ce qui m’aura aussi passionné, c’est ce que j’appelle les séries. D’abord, les orchidées aux formes intrépides et aux couleurs chatoyantes, diverses et variées. Moi qui ne suis absolument pas branché fleurs, je ne me reconnaissais pas. Ensuite, cette centaine d’espèces de palmiers qui mis bout à bout témoignent de leur richesse : grand, encéphale, petit, velu … Ne manquez pas le cocotier de mer appelé aussi coco-fesse à cause de la forme de ses fruits. C’est l’emblème des Seychelles et en dehors de cet archipel, on n’en trouve qu’ici à Peradeniya. Vous pouvez aussi déambuler comme bon vous semble entre les dizaines d’espèces d’agaves alignées

C’est donc un endroit idéal pour se reposer, lire un livre et même emmener les enfants qui à coup sûr seront fascinés par les singes sauvages et fripons qui ne sont pas avares en facéties. Plus étonnant, j’ai rencontré un zébu. Soyez attentifs aux sons. Quand on croit entendre des oiseaux dans le ciel, on manquerait les milliers de chauve-souris dans les arbres en ne levant pas le bout de son nez.

Informations pratiques sur Kandy: 

Où se loger? Au Sharon inn qui comme beaucoup d’hôtels se trouvent dans les hauteurs de la ville. Comme de nombreuses pensions, il vous vantera la superbe vue sur Kandy mais vous l’aurez compris, ce n’est pas vraiment un atout. Ce qui m’a plu en tout cas, c’est l’accueil qui m’a été réservé avec thé et petites bananes d’un goût sucré dont je ne me remets toujours pas tellement c’est bon. Les buffets du soir sont aussi très bons et variés. Certes, quelques fourmis peuvent passer ici et là quand on se douche mais rappelez vous qu’on est au Sri Lanka. Pour ma part, ça ne m’a pas du tout dérangé.

Où manger? Dans un ancien bâtiment colonial, l’Empire café est vite devenu notre QG. Les boissons sont bonnes et que vous ayez une petite ou une grande faim, les rice and curry sont à tomber. Ils préparent aussi des wraps, des rolls et des petits déjeuners.

MON AVIS SUR KANDY

Vantée par les guides de voyage, Kandy m’a laissé un goût amer. J’espérais juste que le Sri Lanka ne lui ressemblerait pas. Heureusement, la suite du voyage a fait taire mes craintes. La ville manque de charme, les hôtels se ressemblent et même le temple de la Dent ne m’a pas franchement séduit. Mais ce qui a aussi pesé dans l’appréciation de la ville, c’est le rapport aux habitants. Les chauffeurs de tuk tuk en première ligne avec qui il faut toujours négocier. Le prix, peu importe car ça fait partie du jeu. En revanche, vouloir nous emmener chez des copains pour acheter leurs plantes médicinales ou pour se faire masser est  proposé constamment de manière très insistante. Néanmoins, pour ceux qui souhaitent vraiment y faire un tour, privilégiez les environs. En particulier le jardin botanique qui en fin de compte ne me fait pas totalement regretter mon séjour là-bas.

 

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⇒ Le Sri Lanka en train, mode d’emploi

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