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5 ENDROITS RESILIENTS SUR LA PLANETE

Cette liste n’est pas comme les autres. Elle vous propose le voyage à travers 5 endroits qui se sont remis d’un passé lourd, interrompant le tourisme ou le fragilisant. Guerres ou catastrophes naturelles ont bien failli avoir raison de ces lieux. Mais ces 5 endroits résilients méritent qu’on y passe un peu de temps, rien que pour saluer la force de leur population à se relever.

 

5. WORLD TRADE CENTER ( NEW YORK )

Le 11 septembre n’aura pas emporté la Big Apple. Bien que New York n’ait jamais vraiment été délaissée des touristes, on se demandait ce qu’il allait advenir de ce quartier après l’effondrement des Tours jumelles. Bien évidemment, hors de question de les reconstruire. De même, il fallait entretenir la mémoire de ce bâtiment effondré.  Cela ne se fit pas sans polémique. Mais le résultat est aujourd’hui réussi. Le Memorial museum racontant avec précision les événements côtoie deux énormes bassins réfléchissants faisant office de mémorial. Toutefois, il fallait montrer que la métropole n’était pas à genoux. Pour la redresser, la One world Trade Center a été inaugurée en 2014 et est devenue le plus grand gratte-ciel de la ville. Les vues sur la Statue de la Liberté et Ellis Island valent le détour.

4. CAMBODGE

Certes, les Khmers rouges ont quitté le pouvoir depuis 1979. Mais ils ne s’étaient pas totalement éteints et l’occupation vietnamienne n’a pas été tendre. En plus de cela, il demeure l’un des pays les plus minés de la planète. On est sûrement loin de s’imaginer tout cela en explorant les ruines d’Angkor. Si j’ai décidé de classer le Cambodge dans cette liste des endroits résilients, c’est grâce à la survivance des arts. Sous les Khmers rouges, tout intellectuel ou artiste périssait. Un travail phénoménal a été entrepris pour préserver les danses ancestrales. Aujourd’hui, des associations les apprennent à des jeunes qu’ils sortent des rues et qui se produisent devant les touristes. Le cirque cambodgien moderne est puissant. Ici, aucune place pour les animaux maltraités. On raconte une histoire et on déterre parfois les fantômes de la période khmer rouge. Pour aller applaudir les artistes, réservez au Phare à Siem Reap.

3. IRLANDE DU NORD

Depuis le tournage de Game of thrones, l’Irlande du Nord se fait un nom sur les circuits touristiques européens. Pourtant, la période des Troubles, achevée officiellement en 1998 avec les « Accords du Vendredi Saint » ou de Belfast selon les camps, n’est pas totalement terminée. Les murals des quartiers unionistes et catholiques témoignent d’une rancœur toujours vive.  Il existe des visites intéressantes à bord de black taxis. Pour ceux qui ne le savent pas, il y a encore en Irlande du Nord un mur de séparation des communautés. Elevées à 15 mètres de hauteur, ces peace lines créent un sentiment de malaise. Et le Brexit pose de nouvelles questions sur la remise en place d’une frontière.


2. LA NOUVELLE-
ORLÉANS

Bien que survenu en 2005, l’ouragan Katrina est encore dans les esprits de tous les habitants. En soirée sur Bourbon street ou que vous visitiez le luxueux quartier de Garden district, vous penserez que la ville s’est vite remise de ses stigmates. Et pour cause, le centre-ville se situant plus en hauteur  a été épargné. Car ce n’est pas le fleuve mais le lac Pontchartrain qui a débordé laissant les familles les plus pauvres esseulées. Pourtant, Mardi Gras donne toujours du baume au cœur et les brass bands réalignent saxophones et trompettes. Il ne faut pas perdre de vue que derrière cet esprit festif, des maisons ont été rasées et que certains quartiers n’ont jamais réussi à faire revenir leurs habitants. Des tours Katrina sont proposés dans toute la ville. Toutefois, je me pose encore des questions sur le caractère moral de la visite. Pour vous rendre compte des séquelles post-Katrina, visionnez l’excellente série Treme de David Simon.

 

1. SRI LANKA

Le dernier de mes voyages hors Europe. Alors que je partais en février, les attentats contre les catholiques sévissaient et le ministère des Affaires étrangères plaçaient le pays en zone rouge. Il est désormais repassé en zone jaune (vigilance renforcé) et tant mieux. Le Sri Lanka n’est pas ce qu’on peut appeler un pays dangereux. Malgré tout, les épreuves furent nombreuses ces dernières décennies. Si on a beaucoup parlé du tsunami en Thaïlande en 2004, on a oublié qu’il a aussi touché de plein fouet la côte sud du Sri Lanka. Aujourd’hui, les plages respirent de nouveau et le tourisme a repris. Plus tard, la guerre entre Tamouls et cinghalais prenait fin en 2009 après de longues années de bataille. Le pays ne souhaite maintenant que vivre en paix même si celle-ci demeure fragile. S’il y a bien des endroits résilients dans le monde, le Sri Lanka a beaucoup de choses à nous apprendre en la matière.

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